Retour

LES SOUHAITS.

Les ans rapides passent et sans faire de bruit
Mais on entend encore ce refrain monotone
Comme le chat qui dort et doucement ronronne
Ne nous ennuie pas, souhait qui passe, et fuis !

Des passants de tout âge, à l'air fort soucieux
S'en vont par les chemins, en répétant l'étrenne
De ceux qui s'impatientent, attendant que l'on vienne
D'autres, aux yeux en pleurs, n'auront plus aucun voeux.

Pour ce dernier qui pleure n'ayant que désespoir
Que l'on soit vieux ou neuf plus rien ne lui importe
C'est l'éternel hiver et comme feuille morte
Que le passant piétine sans s'en apercevoir.

Que de beaux souvenirs rappelleront ces jours
Qui viennent s'ajouter comme dans les annales
Aux choses qui pourtant nous resteront banales
Mais c'est un souvenir que l'on garde toujours.

Combien d'inimitiés ont retrouvé la paix
Et de parents lointains, joyeux se réunissent:
Des nobles, des savants et des humbles s'unissent
Pour porter leurs souhaits, mais sont-ils toujours vrais?

Les jours fort inquiets se succèdent sans fin:
Ils reviendront à nous toujours plus nostalgiques
Et, dans le ciel couvert résonnent plus mystiques
Les accords dissonants de cet ancien refrain.

Retour